Le comédien et poète James Fleurissaint vient de publier “KÒD NWA 1685”, la première traduction intégrale en créole haïtien de l’Édit royal de mars 1685. Selon l’AMS, l’ouvrage, publié aux Éditions Indépendantes, vise à rendre plus accessible un texte majeur de l’histoire de l’esclavage et de la société coloniale. Dans un contexte où le Code Noir a longtemps été étudié, commenté et transmis uniquement en français, Fleurissaint affirme que « il était nécessaire que cette mémoire existe en créole ». Il veut permettre aux lecteurs créolophones de se réapproprier, dans leur propre langue, une partie de l’histoire du peuple haïtien. La traduction, intitulée “KÒD NWA 1685 — Tradiksyon entegral an Kreyòl Ayisyen”, est présentée comme une étape importante pour la culture haïtienne. L’auteur explique que la démarche ne se limite pas à la traduction d’un ancien texte juridique, mais à la transmission d’un héritage historique. Cette initiative intervient alors que, le 28 mai 2026, l’Assemblée nationale française a adopté à l’unanimité une proposition de loi abrogeant le Code Noir. Bien que le texte doive encore être examiné, la traduction de Fleurissaint offre une alternative culturelle et linguistique aux débats juridiques. En publiant ce livre, Fleurissaint contribue à la préservation de la mémoire collective haïtienne et à la démocratisation de l’accès aux documents historiques. Il ouvre ainsi un dialogue entre passé et présent, entre langue et identité, pour les générations futures. La réception de l’ouvrage a été positive parmi les universitaires et les militants culturels, qui saluent l’effort de rendre visible un texte longtemps resté inaccessible aux non-francophones.
- James Fleurissaint publie la première traduction intégrale du Code Noir en créole haïtien.
- La traduction vise à rendre accessible un texte historique majeur aux créolophones.
- Elle intervient dans un contexte de révision législative française du Code Noir.
- Le projet est salué comme une contribution à la préservation de la mémoire haïtienne.
- Il ouvre un dialogue entre langue, identité et histoire.