À la veille de la rentrée scolaire 2026‑2027, la Coalition des directeurs et responsables d’écoles haïtiennes (CODEREH) sonne l’alarme : des établissements déplacés depuis plus de trois ans restent abandonnés, tandis que le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) ne propose que des promesses sans accompagnement concret. Le coordonnateur Louis Wilbert a rappelé que, depuis plus de trois ans, des écoles ont été chassées de leurs locaux par les violences des groupes armés à Port‑au‑Prince. Il déplore l’absence de dialogue avec le MENFP avant la rentrée, et souligne qu’aucune rencontre n’a été organisée pour définir les conditions de reprise. Les trois premiers jours de la rentrée ont révélé un écart flagrant entre les annonces officielles et la réalité du terrain : seules quelques écoles visitées ont réellement repris leurs activités. Le professeur Méroné Véluc qualifie la communication ministérielle, centrée sur la remise de cartes de débit dans le Nord, de "propagandiste" et détournée des besoins de relocalisation. La CODEREH réclame un soutien institutionnel concret, une concertation immédiate et un accompagnement adapté pour les écoles déplacées. Elle exige que le MENFP définisse les conditions de reprise avant la prochaine rentrée, afin de garantir la continuité de l’enseignement et la sécurité des élèves.
- CODEREH alerte sur l’abandon d’écoles déplacées depuis plus de trois ans.
- Le MENFP n’a pas dialogué avec les responsables scolaires avant la rentrée 2026‑2027.
- Les premiers jours de rentrée montrent un écart entre les promesses ministérielles et la réalité sur le terrain.