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ANSM alerte 1,6 million de femmes sur un risque de méningiome lié au désogestrel

ANSM alerte 1,6 million de femmes sur un risque de méningiome lié au désogestrel
— Sante

Le 10 septembre 2026, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a annoncé l’envoi d’un courrier nominatif à environ 1,6 million de femmes ayant utilisé un contraceptif à base de désogestrel (Antigone, Cerazette, Elfasette, Optimizette et leurs génériques) ainsi qu’à 90 000 médecins prescripteurs. Le message informe d’un risque accru, mais jugé « faible », de développer un méningiome, une tumeur des méninges.

  • 1,6 million de femmes et 90 000 médecins seront informés d’un risque de méningiome lié au désogestrel.
  • Incidence estimée à 1 sur 67 000, 1 sur 17 000 après 5 ans, double après 7 ans, disparaissant 1 an après arrêt.
  • Recommandation de ne pas interrompre la contraception sans avis médical et de surveiller les symptômes neurologiques.

Selon l’ANSM, l’incidence est estimée à 1 sur 67 000 utilisatrices au départ, 1 sur 17 000 après cinq ans de traitement et double après sept ans. Ce risque disparaît un an après l’arrêt du contraceptif. Les femmes de plus de 45 ans et celles ayant déjà pris d’autres progestatifs à risque (Androcur, Lutényl, Lutéran, Colprone, Depo Provera) présentent une probabilité plus élevée.

L’agence recommande de ne pas interrompre la contraception sans avis médical. Elle rappelle que les signes d’alerte – maux de tête persistants, troubles visuels, faiblesse musculaire, vertiges, troubles de l’équilibre – justifient une imagerie cérébrale. L’objectif est de sensibiliser les patientes tout en évitant une interruption brutale du traitement.

Les patientes concernées sont invitées à consulter leur médecin dès qu’elles remarquent un de ces symptômes et à ne pas arrêter le contraceptif de façon autonome. L’ANSM souligne que la prise de conscience précoce permet de détecter rapidement un méningiome et d’initier un traitement adapté.

Ce qu'ils en disent